Frida Kahlo

Frida Kahlo, Frida Kahlo : lettres 1922 – 1954, Points, 2007

Frida Kahlo a fait vibrer ce blog tout au long de ce mois. En ce 31 janvier, je viens clore l’hommage qui lui était rendu ici. Le temps fort fut évidemment l’exposition qui lui était consacrée à l’Orangerie. Le 11 janvier, (très précisément) nous avons attendu deux heures dans un froid glacial avant de pouvoir y accéder. Ça en valait le coup. Certes elle était très courte. De nombreuses œuvres manquaient à l’appel. Aucun tableau illustrant « les deux Frida » n’étaient représentés par exemple. Mais l’exposition était de qualité. Les œuvres de Diego (que j’ai découvert) et de Frida étaient bien en fusion. Des photographies d’eux deux venaient compléter ce mariage artistique. Et pour moi, le truc en plus, la cerise sur le gâteau était le lit au milieu de la petite salle consacrée aux autoportraits que Frida a donc peint lorsqu’elle était alitée. Bref, très beau moment.

expoPour clore ce mois Frida, j’ai choisi son recueil de lettres. Des lettres qu’elle envoyait à ses amants, sa famille, ses amis… On y trouve des poèmes aussi. Pour reprendre les mots de la traductrice Christilla Vasserot (car je ne saurai dire mieux qu’elle), « Frida Kahlo ne s’est donc pas contentée de peindre. Elle a aussi écrit. Et ses écrits sont de nouvelles peintures de soi. Elle s’est écrite comme elle s’est peinte : en se livrant, en racontant ses douleurs, ses engagements, ses amours. Elle couche ses sujets favoris sur le papier comme sur la toile. Ceux qu’elle représente sur ses tableaux ou ceux à qui elle les dédie sont aussi les destinataires de ses lettres. Parfois elle parle de sa peinture, livre des clés pour mieux la comprendre. Mais ses écrits, loin d’être de simples commentaires, sont de véritables créations. »

exe_Frida_Khalo-crg:exe

Un illustre exemple :

« Sur une feuille couverte de dessins surréalistes

Sentir dans ma propre douleur

la douleur de tous ceux qui

souffrent et puiser mon courage

dans la nécessité de vivre pour me battre pour eux

Frida »

Puis un autre :

« Poème

13 novembre 1957

dans la salive.

dans le papier.

dans l’eclipse.

Dans toutes les lignes

dans toutes les cruches

dans ma poitrine

dehors. dedans –

dans l’encrier – dans la peine à écrire

dans la merveille de mes yeux – dans les dernières

lignes du soleil (le soleil n’a pas de lignes) dans

tout. Dire dans tout c’est imbécile et magnifique.

DIEGO dans mes urines – Diego dans ma bouche – dans mon

coeur, dans ma folie, dans mon rêve – dans

le papier buvard – dans la pointe du stylo –

dans les crayons – dans les paysages – dans la

nourriture – dans le métal – dans l’imagination.

Dans les maladies – dans les vitrines –

dans ses rêves – dans ses yeux – dans sa bouche.

dans son mensonge.

Frida Kahlo »

Ses écrits donnent finalement un autre regard sur l’ensemble de son œuvre.

Et s’il fallait mettre une note :

En fin de semaine prochaine, je vous parlerai d’un autre artiste. Vous pouvez, vous aussi, participer à « un mois/un artiste » qu’il soit peintre, photographe, chanteur, danseur… Il suffit de :

– lire un livre consacré à un artiste (documentaires ou fictions : romans, nouvelles, BD… )

– de publier un billet sur votre blog

– de mettre le lien sous ma chronique et d’indiquer le lien de celle-ci sous le votre.

Alors cap ou pas cap ?

Publicités

7 réflexions au sujet de « Frida Kahlo »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s