La page blanche

Boulet. Pénélope Bagieu, La page blanche, Delcourt, 2012

Sur les bancs de Paris, une jeune femme reprend ses esprits. Des larmes ont coulé. Pourquoi ? Pour qui ? Trou noir. Impossible de se souvenir du moindre détail de sa vie. « Elle ne souvient ni de son nom, ni de ce qui l’a amenée là. Son passé a disparu. » C’est la page blanche.

PAGE BLANCHE - C1C4.inddLa jeune femme se rassure comme elle peut : « Tout va bien se passer… J’ai une adresse, des tickets de métro, un plan  de Paris… D’ici une minute, tout va me revenir ». Mais lorsqu’elle se retrouve devant son appartement bien des minutes plus tard, elle ne se souvient toujours rien. Et là, avant de rentrer chez elle, elle imagine les pires scénarios. Mais seuls les miaulements de son chat raisonnent dans l’appartement, pour l’accueillir.

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La quête de son identité commence.Tout y passe : appartements, répertoire téléphonique, ordinateur, enquête sur le terrain.

75039006Éloïse découvre alors son nom, son travail. Elle fait connaissance avec ses amis, collègues mais en réalité sans vraiment savoir qui ils sont. C’est Sonia, une collègue, qui va tenter de l’aider à s’y retrouver. On suit  Eloïse dans la quête acharnée de son identité. Le suspense est à son comble. J’ai dévoré les pages à une vitesse grand V, pour savoir enfin ce qui lui était arrivé… Je m’attendais à tout sauf à ce dénouement. Un dénouement assurément déroutant.

Déroutant parce que surprenant  mais également parce qu’il ne laisse pas indifférent. Je ne pense pas que les auteurs/illustrateurs ont la prétention ici de faire passer un message philosophique ou sociologique via leur BD. Malgré tout, ils arrivent avec beaucoup d’humour à esquisser une réflexion autour de  l’être et du paraître, de la quête d’identité dans une société où, peut-être, prime une « culture de masse », érigée comme telle par le plus grand nombre. La lecture de cette BD est vraiment très agréable, l’histoire est maitrisée et nous tient en haleine jusqu’au bout. Les dessins, les couleurs y sont aussi pour beaucoup. En effet, il faut souligner le talent de l’illustratrice ici (que j’avais déjà découvert avec Joséphine) qui a un souci du détail extraordinaire.

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topbd_20131BD du mercredi noir

Et s’il fallait mettre une note :

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16 réflexions au sujet de « La page blanche »

  1. Bienvenue parmi nous, tu feras j’en suis sûre de belles découvertes ici ! 😉
    Quant à cette BD, je ne me suis toujours pas décidée, ce dessin très girly me freine…

  2. Oui j’en suis sure ! Merci ! 😉
    Le dessin est très girly, c’est vrai, mais c’est peut-être aussi ce qui fait de cette BD, une BD rafraichissante, drôle, agréable à lire… mais par ailleurs pousse à la réflexion !

  3. De Pénélope Bagieu j’ai beaucoup aimé « Cadavre exquis » et celui-ci était déjà noté mais tu me donnes envie de le prendre à ma prochaine visite à la biblio ! Les détails de la dernière illustration m’impressionne beaucoup !

  4. Je n’ai pas du tout aimé cette bande-dessinée. Je me rappelle ne pas avoir aimé la chute : j’avais imaginé plein de possibilités différentes et je n’ai pas accroché à celle qui a été choisie.

    • J’ai été aussi très surprise par la fin, ça m’a même un peu déstabilisé.Comme toi j’ai imaginé tous les scénarios possibles puis… non ! Mais finalement ce n’était pas pour me déplaire, je l’ai trouvé très intéressante !

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