Poulet aux prunes

Marjane Satrapi, Poulet aux prunes, 2004

Nasser Ali Khan vit à Téhéran. Célèbre violoniste de son temps, il décide en 1958 de se laisser mourir le jour où sa femme, Nahid, lui casse son tar après une violente dispute. Ne trouvant pas d’autres violons lui procurant le plaisir de jouer, il perd littéralement le goût de vivre. Il succombera le huitième jour. En attendant, il s’enfonce dans des rêveries et fantasmes où il se revoit jeune, apprentis musicien auprès du plus grand, où il reçoit la visite d’Azraël, l’ange de la mort, où il découvre l’avenir de ses deux enfants et… où il revit son histoire d’amour avec Irâne, qu’il n’a jamais cesser d’aimer. On comprend alors ce qu’il le bouleverse tant, une magnifique histoire d’amour gâchée par les ambitions d’un père pour sa fille. Une histoire d’amour qui a nourri son génie musical unique.

Poulet au prunes

Nasser Ali Khan était, en réalité, le grand-oncle de l’auteur-illustratrice Marjane Satrapi. Cette dernière entend parler de son grand-oncle lors d’une après-midi qu’elle passe en famille. Celui-ci était connu dans le monde entier pour ses talents musicaux exceptionnels ; malgré tout il mourut triste. Son histoire intrigue Marjane Satrapi qui décide alors de broder une romance mettant en scène ce personnage égocentrique, aigri par la vie, rongé par tant de regrets.Son entourage entier subit sa mauvaise humeur. Nasser Ali Khan a tout d’un personnage détestable mais malgré tout son envie d’en finir avec la vie interpelle : la perte d’un violon en vaut-elle la peine ? Mais dès la première page, nous devinons que le violon n’est qu’un prétexte. Plus précisément, cet instrument était la seule chose qui le reliait à l’amour de sa vie. L’amour qu’il portait à Irâne était tellement fort que lorsqu’il la croise des années plus tard et que celle-ci feint de ne pas le reconnaître, il en sort complétement anéanti.

Poulet aux prunes 1

Poulet aux prunes est donc avant tout une histoire d’amour.

Lorsque l’auteure écrit et dessine sa BD, elle pense déjà à une adaptation cinématographique. Elle l’explique dans une interview, ici. Je n’ai évidemment pas résisté après lecture de cette BD d’en visionner l’adaptation.

L’adaptation est belle, les images sont hautes en couleurs avec un côté relevant presque du merveilleux. En somme, l’adaptation cinématographique donne du relief, de la vie à la BD que  le graphisme a  parfois rendu un peu sombre.

La lecture de sa célèbre BD, Persepolis m’attend depuis un moment. Je ne devrais pas trop tarder à vous en parler ici !

Et s’il fallait mettre une note :

Publicités

6 réflexions au sujet de « Poulet aux prunes »

  1. Une bien jolie BD oui et, comme toi, le film m’avait aussi bien plu : Mathieu Amalric y est (comme toujours 😛 ) excellent et interprète à merveille Nasser. (non, je ne suis pas une groupie ^^)
    Si tu as aimé Poulet aux prunes, je pense que tu adoreras Persépolis (BD et adaptation) qui est / sont une franche réussite !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s