Rentrée littéraire 2013

Agnès Vannouvong, Après l’amour, Mercure de France, 2013

Après une rupture difficile avec Paola, la narratrice souhaite oublier à travers une quête effrénée du plaisir. Mais après l’amour, le vide. Vide d’un Amour perdu. Toutes ces conquêtes passagères ne parviennent pas à rivaliser. Le manque se fait ressentir alors, avec une acuité plus forte. La rencontre avec Héloïse sera-t-elle en ce sens salvatrice ?

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L’auteure mêle ici  sentiments amoureux et  crudité sexuelle. Léger, Après l’amour est lourd de sens. En effet, j’ai trouvé ce roman intéressant d’un point de vue sociologique (non je ne suis pas sociologue mais je vais m’expliquer).

Agnès Vannouvong dépeint dans Après l’amour les « espaces amoureux contemporains ». L’amour semble aujourd’hui, comme tout le reste, répondre aux enjeux d’une société d’ « infoconsommation ». On est séduit, on acquiert, on consomme, on se lasse… on zappe. Les rencontres par Internet, auxquelles s’adonnent la narratrice le souligne bien : « Cette petite activité sentimentale et sociologique révèle l’excès et la vacuité de la quête amoureuse ». Elle se questionne alors : « La vraie vie est-elle virtuelle, dans la Toile, sur les réseaux sociaux ? Les mails à la place des lettres, les SMS pour les télégrammes. L’immédiateté. On claque des doigts. On peut tout avoir. Des vêtements plein les armoires, à peine essayés, des billets d’avion électroniques. Tout est à disposition. Quand commence l’histoire ? Que se joue-t-il derrière l’écran ? Les doigts basculent en azerty ou en qwenty. L’imagination s’emballe. Et souvent, la déception du corps réel. » Alors, on recommence.

 Pour finir, je retiendrai un court passage du chapitre intitulé « Jalousie ». Une définition, vision éloquente qui fera sens pour beaucoup d’entre nous :

« Je te hais, jalousie. Tu repères mon fonctionnement, mes faiblesses, mes tentations. Tu mets en place un dispositif truffé de miroirs où je vois la chose et son envers. Tu romances. Tu fais émerger des signes que tu m’envoies en pleine figure et qui, soumis à mon interprétation, des heures durant, se muent en douleur. »

Et s’il fallait mettre une note :

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